Incatema, adjudicataire d’un nouveau contrat visant la construction d’un émissaire sous-marin à Cambérène (Sénégal)

7 July, 2021

Incatema Consulting & Engineering est l’adjudicataire d’un nouveau contrat visant la construction d’un émissaire sous-marin pour le rejet d’effluents de la station d’épuration que la compagnie construit actuellement dans le district de Cambérène de la ville de Dakar, au Sénégal. Le projet comprend l’exécution d’un puits de connexion avec la partie terrestre de cet émissaire qui servira de puits d’attaque pour la construction d’un micro-tunnel sous la mer. Ce tunnel présentera une longueur de 1 200 mètres et un diamètre de 2 200 mm et sera exécuté au moyen d’un tunnelier sophistiqué « à bouclier fermé » qui, tout en perforant le sous-sol, posera une conduite en béton armé avec un diamètre intérieur de 1 600 mm, par tronçons de 2,5 m. À l’extrémité finale des 1 200 m de conduite, on raccordera un tronçon de tuyauterie en polyéthylène haute densité, de 100 m de longueur et de 1 200 mm de diamètre intérieur, qui comportera une série de diffuseurs pour la sortie de l’effluent. En ce sens, « la construction de l’émissaire est un élément de plus dans le cadre de l’ambitieux plan environnemental visant à éliminer la pollution de la capitale du Sénégal. D’après l’étude présentée par l’Institut Pasteur de Dakar et le ministère de l’environnement du Sénégal, entre autres organismes, la ville de Dakar présente des déchets polluants dans des quantités variables qui ont non seulement un impact sur la santé, mais également sur les ressources halieutiques et sur d’autres secteurs », indique le directeur Infrastructures d’Incatema Consulting & Engineering, Fernando Díaz. Les émissaires sous-marins, remèdes naturels pour lutter contre la pollution Les émissaires sous-marins consistent en une série d’infrastructures sous la mer, étendues et de grand diamètre, qui permettent le transport d’eaux usées à travers une tuyauterie (généralement en polyéthylène) qui sont enfouies dans les fonds marins. Les courants marins et les conditions naturelles de température, salinité, pression et rayonnement ultraviolet de la mer favorisent un processus chimique, physique et biologique qui purifie les eaux usées et réduit ainsi leur impact sur l’environnement. Le résultat est que les eaux marines et les conditions des fonds marins permettent la désinfection de l’eau. « Il s’agit donc d’un processus dans lequel la nature elle-même se charge de se défaire des déchets d’une façon propre et efficiente », ajoute Díaz. Dans ce cas, ce qui est rejeté dans la mer est un effluent qui a été traité au préalable avec les systèmes d’épuration les plus modernes au sein de la STEP de Cambérène, dont nous sommes sur le point d’achever l’agrandissement. Les marées et l’orographie du terrain, alliées de la dépollution La dilution de l’effluent est entraînée par les courants marins eux-mêmes produits par le vent sur les couches superficielles de l’eau. Elle dépend de la direction et de l’intensité du vent, de la morphologie de la côte et des fonds marins ainsi que des marées. La zone périurbaine de Dakar « connaît la violation systématique du droit à l’eau et à l’assainissement reconnu aux personnes, vivant pour la plupart dans une situation de pauvreté, habitant dans des noyaux urbains récents fruit de la migration intérieure du milieu rural vers la ville qui provoquent une croissance urbaine rapide et désordonnée des communes limitrophes de Dakar, notamment Sangalkam, Yenne et Bambilor », tel qu’il appert du document Promoción del Derecho Humano al Agua y Saneamiento en la zona periurbana de Dakar, mejorando las políticas climáticas locales, financé par la mairie de Madrid. « En ce sens », ajoute Díaz, « Incatema poursuit son engagement visant à favoriser la réalisation de l’Objectif de développement durable numéro 6, pour promouvoir le droit à l’eau propre et à l’assainissement dans les pays dans lesquels elle travaille ». Le projet de construction de l’émissaire sous-marin de Cambérène est la suite du projet de construction de la STEP de la même localité, mentionnée ci-avant, dans le cadre duquel nous poursuivons les travaux de montage des équipements électromécaniques, une installation qui desservira plus de 1 685 000 habitants, avec une capacité d’épuration moyenne de 92 000 mètres cubes par jour, en pouvant supporter une capacité de pointe d’épuration allant jusqu’à 101 000 mètres cubes par jour.