INCATEMA développera un Système d’alerte précoce pour les inondations et les tempêtes à Cuvelai (Angola) pour lutter contre les effets du changement climatique

15 April, 2021

Incatema Consulting & Engineering développera une cartographie de la vulnérabilité de la population du bassin hydrographique de Cuvelai, en Angola, pour faire face aux effets des altérations climatiques, dans le cadre du contrat signé avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et le Ministère de la culture, du tourisme et de l’environnement de l’Angola, pour le Développement d’une résilience climatique et le Renforcement de la capacité d’adaptation aux risques climatiques dans le bassin du fleuve Cuvelai.

L’objectif du contrat est de développer et d’installer un Système d’alerte précoce pour les inondations et les tempêtes dans les localités de Cuvelai, Evale, Mupa, Ondjiva et Namacunde. Ce réseau de supervision vise à contrôler et à anticiper les inondations dans le bassin pour pouvoir s’y préparer et atténuer les dégâts.

Le bassin du fleuve Cuvelai, au sud-est du pays est un système de canaux et de drainage qui se rejoignent et se séparent tout au long du cours du fleuve. Ce bassin se trouve principalement dans la province de Cunene et donne au sud sur la Namibie.

Les fortes inondations occasionnées par le changement climatique compromettent la sécurité alimentaire de la région

« Cette zone du pays est très vulnérable aux événements climatiques tels que sécheresses ou fortes inondations qui alternent généralement d’une année sur l’autre, indique Ana Romero, Directrice Conseil d’Incatema Consulting & Engineering. Avec les fortes pluies, le bassin est inondé et le système de drainage déborde. Les fortes inondations sont difficiles à contrôler et provoquent année après année la perte de vies humaines, la destruction de maisons et d’infrastructures, la mort du bétail et la perte des cultures. Tout cela entraîne l’appauvrissement et l’insécurité alimentaire des familles qui vivent de l’activité agricole et d’élevage. »

De plus, les inondations affectent non seulement l’Angola mais également le pays voisin, la Namibie, où près de la moitié de la population (un million de personnes), habite dans ce bassin.

Compte tenu de l’étendue et de la sévérité des effets du changement climatique en Angola, les autorités ont commencé à chercher des solutions. Le Ministère de la culture, du tourisme et de l’environnement, bénéficiant du financement du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) et du soutien du PNUD, a mis en œuvre plusieurs initiatives, dont ce projet.

Le projet bénéficiera également du soutien d’Institutions angolaises telles que l’Institut national des ressources hydriques (INARH), l’Institut national de météorologie et géophysique (INAMET) ou les Ministères de l’énergie et de l’eau (MINEA) ou des télécommunications et des technologies de l’information (MINTTI).

Les travaux ont commencé en mars 2021 et dureront 4 mois.