ECOFISH, techniquement soutenu par Incatema, dispense des formations aux instituts de recherche

3 juin, 2025

Le programme ECOFISH, techniquement soutenu par Incatema, en collaboration avec l’Institut Océanographique de Maurice (MOI), a remis des dispositifs spécialisés pour la collecte de données physico-chimiques du milieu marin et a organisé un atelier de formation destiné aux instituts de recherche. L’objectif est de renforcer les capacités des responsables techniques de six pays de la région : Comores, Kenya, Madagascar, Maurice, Seychelles et Tanzanie.

Les équipements remis aux instituts de recherche sont des capteurs HOBO, capables d’enregistrer des paramètres physico-chimiques tels que la température, le pH, le niveau d’oxygène dans l’eau et la salinité, contribuant ainsi à une gestion durable des ressources marines.

La collecte de données en mer et l’analyse d’images satellitaires permettront d’évaluer la vulnérabilité des communautés de pêcheurs et d’identifier les meilleures stratégies d’adaptation. L’objectif est de renforcer la résilience du secteur face aux impacts climatiques et de contribuer à des politiques publiques plus efficaces et durables.

Pour assurer une plus grande efficacité, les dispositifs devront rester immergés pendant au moins un mois afin de permettre une collecte adéquate des données.

Plus de 258 milliards d’euros de pertes dans la région en raison du changement climatique

Le bassin occidental de l’océan Indien se réchauffe plus rapidement que les autres océans, ce qui affectera sa productivité future et, par conséquent, les moyens de subsistance ainsi que la sécurité économique de ceux qui dépendent de la mer pour vivre.

Des observations récentes font état des effets dévastateurs du réchauffement climatique sur les populations des pays de la région. Selon la Commission économique pour l’Afrique, les pertes et dommages causés par le changement climatique sur le continent sont estimés entre 258 et 391 milliards d’euros entre 2020 et 2030.

Selon la FAO, d’ici 2050, les captures dans les zones économiques exclusives pourraient diminuer de 2,8% à 5,3%, menaçant encore davantage les petits pêcheurs et les communautés côtières déjà marginalisées.

La remise des équipements et l’atelier de formation s’inscrivent dans le cadre des activités de l’Observatoire régional pour l’adaptation au changement climatique des pays du sud-ouest de l’océan Indien, soutenu par l’Union européenne (UE) en collaboration avec la Commission de l’océan Indien (COI).

Lancé en février 2024 et dirigé par le MOI, l’Observatoire régional du climat a pour mission de mieux comprendre l’impact du changement climatique sur la pêche artisanale dans le sud-ouest de l’océan Indien, en s’appuyant sur l’observation, la collecte, l’analyse et la diffusion de données essentielles.

Actuellement, l’observatoire regroupe sept pays: Comores, France/Réunion, Kenya, Madagascar, Maurice, Seychelles et Tanzanie.